La fin du monde, par Tirabosco et Wazem

Publié le par Jean-Yves



Ouf! Non. Heureusement, elle n'est pas pour maintenant.

En fait, c'est comme l'Arche de Noé: après la pluie, le beau temps.

Sauf qu'ici, l'humanité ne meurt pas noyée.
Et qu'il y a un amour de jolie fille un peu paumée, dont on adore suivre les pérégrinations de la pluie au grenier en passant par une forêt imaginaire (je n'ai pas souvenir qu'il y avait une fille dans le déluge version biblique. Mais il est vrai que cela fait longtemps que je n'ai pas lu la bible...)


Un amour de jolie fille (1)



Un amour de jolie fille (2)


Le dessin est merveilleux de matière et de rondeur. Super précis sur les gens et les objets importants (la villa de type lyonnais années 50 est parfaite), elliptique sur le reste.


Une villa de type lyonnais (ici, sous la pluie)

Quant au scénario...je ne vous raconterai pas l'histoire, car elle perdrait tout son sel.

Juste quelques mots . Car sous le dessin mignon, il y a un scénario aux petits oignons...Pierre Wazem nous égare soigneusement dans son déluge, tout en semant ses indices avec une méthode infernale qui fait qu'on a du mal à se retenir d'aller voir la fin pour comprendre plus vite (ne le faîtes pas, ça ne sert à rien si on n'a pas réuni tous les indices).

Si on analyse l'histoire, c'est une histoire sur la mort, sur les non dits et les souffrances qui en résultent et sur la rédemption.

Si on n'analyse pas (ouf!), on se dit que la jolie fille de l'histoire est une digne héritère de Blanche-neige, de la Belle au bois dormant ou de Cendrillon, racontée à de grands enfants du XXI° siècle.

Un petit bout de chef d'oeuvre. Et un merveilleux moment de lecture.

A +

Publié dans Critiques BD

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