Le Diable et Coral : ... et Prague en 1938.
On serait tenté de dire : et tous les diables. Car à Prague en 1938, on rencontre certes le démon de Coral, mais aussi Hitler et ses sbires.
Ah ! Et parmi les démons, il y a aussi un golem. Chose finalement assez naturelle, car Coral est la fille d'un rabbin doté de pouvoirs ... surnaturels.
Avec " Le diable et Coral ", Homs signe une BD qui m'a bluffé (et je pèse mes mots !)
En résumé, c'est l'histoire d'une suite de dialogues à rebondissements entre une jeune femme et le diable. Dialogues ou duel ? Duel ou complicité plus ou moins volontaire ? On regarde l'étrange duo ferrailler page après page sans tout à fait deviner comment cette suite d'échanges va se terminer. C'est très malin et très beau.
Tout est très beau dans cette BD. Les décors sont somptueux même dans les pages de dialogue. Aucune paresse du genre double page de cases avec des visages sur fond neutre.
Très maligne, cette façon d'illustrer une descente aux enfers !
Voici par exemple comment Homs illustre avec panache une des histoires racontées par le diable. Du grand art !
Et voici une des somptueuses pages de la descente aux enfers de Coral. Un vrai tableau baroque !
Il y a juste un truc : les jeunes femmes avaient vraiment des cheveux comme ça à Prague, en 1938 ?
Je pinaille ! " Le diable et Coral " est une des BD à ne surtout pas rater en 2025. J'ai adoré. Je suis bluffé par autant de panache, aussi bien dans l'écriture que dans le dessin.
Bravo Homs ! Et bonne lecture à tous !
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