il y a 30 ans paraissait la version française de la ballade de la mer salée

Publié le par Jean-Yves



(Là, je triche pour faire un titre plus ronflant, parce qu'en fait, d'une part le dépôt ISBN par Casterman est daté de 1975, d'autre part, si mes souvenirs sont bons, la ballade de la mer salée avait d'abord été pré-publiée par Pif Gadget à une date dont je ne me rappelle plus)

Difficile de l'affirmer avec précision, mais c'est sans doute la BD qui m'a convaincu de faire moi aussi de la BD.

En la lisant (vraisemblablement en 1977) je me suis dit "Si quelqu'un est capable d'écrire et dessiner quelque chose d'aussi beau, je dois moi aussi le faire". Je plaçais la barre un peu haut...je ne suis pas sûr que je réussirai un jour à sauter à cette hauteur.

Qu'importe ! La lecture de cette ballade reste un fabuleux moment.


Un dessin parfois proche de l'abstraction


Elle avait quelque chose de révolutionnaire : une histoire inhabituellement longue pour l'époque, un traitement de la lumière qui allait plus loin encore que les maîtres US des années 40, un dessin qui frisait parfois l'abstraction...un cocktail que je n'avais encore jamais vu.



Avec ses personnages tous romantiques, même les plus plus vils comme Raspoutine, son thème alors inusité (une histoire de piraterie moderne impliquant la Kriegsmarine), ses atols et ses cocotiers, on avait en la lisant le sentiment d'être soi-même dans les alizés, fonçant vers son destin en ignorant royalement le sel qui brûle la peau et la lumière aveuglante réfléchie par la mer.

A +

Publié dans Critiques BD

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article