Le long voyage de Lena
Je n'ai pas repris le train...et donc pas
repris mes lectures, hélas.
Mais en relisant les conseils BD que j'ai déjà réalisés, je m'aperçois que je n'ai pas parlé du long voyage de Lena.
Horreur! Il faut vite que je rattrape ça.

Le long voyage de Lena, c'est l'association de deux magiciens de la BD : André Juillard dont la ligne claire si précieuse et Pierre Christin, qui a écrit à mon sens quelques uns des plus beaux scénarios géopolitiques de la BD.
Dans le long voyage de Lena, Christin donne à Juillard l'opportunité d'associer l'intimisme qui lui va si bien (Voir Le cahier bleu) et le roman d'espionnage grâce à un scénario très malin, remarquablement documenté (comme souvent avec Christin), émaillé d'une foule de détails et passionnant jusqu'à la fin.
Et Juillard transforme cette opportunité en chef d'oeuvre.
Bien sûr, Christin a choisi une héroïne et non un héros. A la fois (sans doute) pour donner à Juillard encore plus envie de dessiner et pour laisser au lecteur une occasion supplémentaire d'admirer les femmes que Juillard dessine.


Mais il n'y a pas que les femmes qui sont belles dans le long voyage de Lena. Les décors sont un écrin au moins à leur hauteur.
Précis jusqu'au maniaque, délicats, fabuleusement cadrés, avec des regards successifs qui nous les décrivent à 360° sans oublier aucun détail essentiel


Mais en relisant les conseils BD que j'ai déjà réalisés, je m'aperçois que je n'ai pas parlé du long voyage de Lena.
Horreur! Il faut vite que je rattrape ça.

Le long voyage de Lena, c'est l'association de deux magiciens de la BD : André Juillard dont la ligne claire si précieuse et Pierre Christin, qui a écrit à mon sens quelques uns des plus beaux scénarios géopolitiques de la BD.
Dans le long voyage de Lena, Christin donne à Juillard l'opportunité d'associer l'intimisme qui lui va si bien (Voir Le cahier bleu) et le roman d'espionnage grâce à un scénario très malin, remarquablement documenté (comme souvent avec Christin), émaillé d'une foule de détails et passionnant jusqu'à la fin.
Toute la sensibilité géo-historique de Christin à chaque coin d'image
Et Juillard transforme cette opportunité en chef d'oeuvre.
Bien sûr, Christin a choisi une héroïne et non un héros. A la fois (sans doute) pour donner à Juillard encore plus envie de dessiner et pour laisser au lecteur une occasion supplémentaire d'admirer les femmes que Juillard dessine.


Lena, une femme typique des héroïnes de Juillard.
Mais il n'y a pas que les femmes qui sont belles dans le long voyage de Lena. Les décors sont un écrin au moins à leur hauteur.
Précis jusqu'au maniaque, délicats, fabuleusement cadrés, avec des regards successifs qui nous les décrivent à 360° sans oublier aucun détail essentiel

Ci-dessus une ancienne résidence d'apparatchik de la RDA, dessinée et colorée avec une infinie
délicatesse

Ici, une auto de la même eau (...et de la même origine)

Et là, une Dacia de la première époque de la marque
(oui, je sais, je suis un peu fada d'autos. Mais là, je suis comblé)

Et là, une Dacia de la première époque de la marque
(oui, je sais, je suis un peu fada d'autos. Mais là, je suis comblé)
A ce stade, je n'ai toujours pas parlé de l'histoire...navrant.
Alors voilà : Léna est une femme belle, intelligente et désepérée, qui a accepté de servir les intérêts d'une association de terroristes issus de l'ancien bloc Est pour noyer son désespoir. Grâce à son casier vierge et à son absence de tout fichier du contre-espionnage, elle devient facilement le messager coordinateur des protagonistes d'un assassinat politique.
Jusque là, rien de très original, me direz-vous. Mais c'est compter sans la malice de Christin.
Car au fur et à mesure des pages, même si on finit par sentir qu'il y a des choses qui clochent dans l'histoire comme dans le personnage grâce aux quelques indices que Christin éparpille, l'auteur réussit à nous balader comme des nigauds (presque) jusqu'à la dernière page.
Sans même recourir à une histoire complexe.
Un coup de maître, transcendé par un dessin sublime!
A +
JYves
*D'ailleurs, en parlant de la malice de Christin (et de Juillard?), lisez donc mon prochain article !
Alors voilà : Léna est une femme belle, intelligente et désepérée, qui a accepté de servir les intérêts d'une association de terroristes issus de l'ancien bloc Est pour noyer son désespoir. Grâce à son casier vierge et à son absence de tout fichier du contre-espionnage, elle devient facilement le messager coordinateur des protagonistes d'un assassinat politique.
Jusque là, rien de très original, me direz-vous. Mais c'est compter sans la malice de Christin.
Car au fur et à mesure des pages, même si on finit par sentir qu'il y a des choses qui clochent dans l'histoire comme dans le personnage grâce aux quelques indices que Christin éparpille, l'auteur réussit à nous balader comme des nigauds (presque) jusqu'à la dernière page.
Sans même recourir à une histoire complexe.
Un coup de maître, transcendé par un dessin sublime!
A +
JYves
*D'ailleurs, en parlant de la malice de Christin (et de Juillard?), lisez donc mon prochain article !