Bonjour ! voici une présentation synthétique (ou presque) de l'impossible machine
Et s’il était encore possible de donner sa propre interprétation de la machine à voyager dans le temps ?
Ce thème a déjà donné lieu à tant de récits que j’étais sûr de ne jamais pouvoir écrire et dessiner dessus.
Jusqu’à ce qu’un jour, en fermant les yeux, je me dise « Et maintenant, je suis devant la machine. Qu’est-ce qui se passe ? Qu’est qui va se passer ensuite ? »
Ma réponse a été simple : je n’arrivais pas à croire que la machine pouvait fonctionner. J’étais forcément devant un canular.
Et pourtant, j’aurais adoré qu‘elle marche et que quelqu’un ou quelque chose puisse m’en convaincre.
Mon scepticisme naturel venait de me donner une clé d’entrée.
Résultat : une BD dans laquelle les protagonistes se posent eux-mêmes à chaque page cette question fondatrice « la machine est-elle ou non un canular ? Est-ce qu’elle marche vraiment ? ». Et accumulent les preuves contradictoires, invitant le lecteur à se poser lui aussi la question.
Bien sûr, pour que la question ait un sens, il faut une machine particulière et des voyages dans le temps différents de ceux que l’on rencontre habituellement.
Ci-dessous, une des deux parties de la machine. Celle qui sert pour aller vers le passé.
Et là, la partie qui sert pour aller en direction du futur.
C'est un très grand cyclotron, principalement enterré, avec juste une partie en viaduc qui traverse un vallon :
Pour effectuer un voyage, il faut utiliser successivement les deux parties de la machine.
Enfin, la machine ne voyage pas avec ses voyageurs.
Conséquence, on ne voyage jamais très loin. On ne peut pas remonter avant sa mise en service (en 1961). Et un principe un peu trouble interdit le voyage vers le futur (la partie machine en direction du futur ne sert qu'à revenir du passé).
Une bonne copine de la voyageuse a d'ailleurs une idée précise sur cet interdit.
Tout cela fait qu'on ne trouve dans cette BD
- ni dinosaures, chevaliers ou paysages du futur (tout au plus quelques vieux tracts d’extrême gauche),
- ni ambiance de fin du monde. Je préfère la campagne et les nuages blancs, comme ceux-là, qui ont servi pour la BD :
- ni paradoxe temporel (mes héros préfèrent les éviter. Quoique…)
- ni mutants homme/mouche (idée fabuleuse, mais déjà prise et si bien réalisée)
Ces éléments n’auraient pas servi mon récit et, de toute façon, d’autres les ont utilisés avec tant de talent qu’il m’aurait été difficile de surenchérir.
Comble du minimalisme, les voyageurs sont souvent si fatigués que, parfois, ils ne sortent même pas de la base. Difficile dans ces conditions de s'apercevoir qu'on a voyagé dans le temps
Je suis aujourd’hui à la recherche d’un éditeur.
Si la présentation ci-dessus a éveillé votre intérêt, consacrez donc quelques instants à la lecture de ma BD sur Webcomics.fr (http://limpossible-machine.webcomics.fr/page/page-1#page) où elle est disponible dans son intégralité.
Line Cordenard arrive à la ferme d’une de ses amies, qui la recueille.
Epuisée, le corps las et dardé de marques de piqûres et de drains.
Petit à petit, elle se met à évoquer une machine à voyager dans le temps et à la décrire.
Une machine dont elle était la voyageuse.
Bien sûr, elle parle de voyages dans le temps.
Mais peu. Très très peu.
Parce qu’il n’y a pas grand chose à raconter sur les voyages qu’elle a effectués (ou qu’elle croit avoir faits. Elle ne sait plus très bien).
Car ces voyages ne sont que de petits sauts de puce dans le temps. Des translations d’une quarantaine d’année.
Ce qu’elle raconte surtout, c’est la difficulté du voyage.
Et plus encore, elle raconte comment, jour après jour, elle s’est demandée si tout ce qu’elle vivait était bien réel. Comment (et pourquoi) elle a continuellement oscillé entre scepticisme et croyance en la machine.
Au fil des pages, le lecteur penche lui aussi alternativement pour un canular ou pour l’impossible réalité, un peu comme ces lecteurs du XIX° siècle qui ne savaient s’ils devaient croire ou non au voyage dans la lune.
L’histoire est en grande partie relatée par la voyageuse dans le temps.
Ce qui permet de mieux saisir ses sentiments contradictoires vis à vis de la machine.
Le cadre de l’histoire est bucolique, calme et ensoleillé comme un éternel mois de juin.
Comme ça, par exemple :
Ou ça :
Situées quelque part au nord de la Beauce, la machine et la base qui l’héberge sont immenses et obsolètes, héritées pour partie des années 40 et pour partie des années 60.
http://limpossible-machine.webcomics.fr/page/page-1#page










